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Vision de nuit : pourquoi j’ai l’impression de moins bien voir

Comprendre la vision nocturne et ses troubles pour mieux protéger ses yeux

Rentrer en voiture le soir, marcher dans une rue peu éclairée ou lire dans la pénombre peut parfois révéler que notre vision est moins efficace la nuit. Cette sensation est fréquente et peut toucher tout le monde à différents degrés. La vision nocturne dépend de mécanismes spécifiques de l’œil et peut être altérée par plusieurs facteurs, certains bénins et d’autres nécessitant un suivi médical. Comprendre pourquoi cette baisse de vision survient est essentiel pour prévenir les risques et protéger sa santé visuelle.

Pourquoi notre vision diminue la nuit ?

1. La physiologie de l’œil

La vision nocturne repose sur les bâtonnets, des cellules sensibles à la lumière faible. Contrairement aux cônes, responsables de la perception des couleurs et des détails en lumière vive, les bâtonnets sont moins performants et mettent plus de temps à s’adapter à l’obscurité. Cette adaptation peut être plus lente avec l’âge ou certaines conditions de santé.

2. La myopie nocturne : une cause fréquente et souvent méconnue

La myopie nocturne, également appelée myopie crépusculaire, est l’une des causes les plus fréquentes de baisse de vision la nuit.
Il s’agit d’un phénomène transitoire au cours duquel l’œil devient légèrement plus myope en conditions de faible luminosité, même chez des personnes qui ne présentent aucun défaut visuel en journée.

Ce phénomène s’explique par plusieurs mécanismes :

  • une accommodation moins précise lorsque les repères visuels sont rares,
  • la dilatation de la pupille, qui augmente les aberrations optiques,
  • une diminution globale de la précision visuelle en vision nocturne.

La myopie nocturne se manifeste surtout par un flou de loin, particulièrement perceptible lors de la conduite nocturne. Elle est bénigne et variable selon les individus.

3. Autres causes possibles de baisse de vision nocturne

Certaines situations ou pathologies peuvent accentuer la gêne visuelle nocturne :

  • Défauts visuels non ou mal corrigés (myopie, astigmatisme), souvent plus gênants dans l’obscurité.
  • Cataracte débutante, responsable d’éblouissements, de halos autour des sources lumineuses et d’une baisse des contrastes.
  • Maladies rétiniennes, notamment liées au diabète ou à certaines dégénérescences, qui altèrent la fonction des photorécepteurs.

Dans ces situations, un examen ophtalmologique est indispensable pour poser un diagnostic précis.

4. Facteurs aggravants

Certains éléments du quotidien peuvent accentuer la difficulté visuelle la nuit :

  • la conduite prolongée avec exposition aux phares,
  • la fatigue visuelle accumulée,
  • des contrastes lumineux trop importants,
  • un éclairage insuffisant ou mal adapté.

Par ailleurs, certains médicaments (notamment antihistaminiques sédatifs ou somnifères) peuvent entraîner somnolence, vision floue ou sécheresse oculaire, ce qui peut altérer le confort visuel en conditions de faible luminosité, sans pour autant modifier directement la sensibilité rétinienne à la lumière.

Que faire pour améliorer sa vision nocturne ?

- Consulter un ophtalmologiste pour vérifier l’acuité visuelle et détecter d’éventuels troubles (cataracte, myopie, rétine).

- Porter des lunettes adaptées si vous avez un défaut visuel corrigible.

- Éviter l’exposition directe aux lumières éblouissantes (phares, smartphones) pour permettre une meilleure adaptation de l’œil.

- Limiter la fatigue oculaire : pauses régulières devant les écrans, lumière douce le soir.

Conclusion

Une sensation de baisse de vision la nuit est fréquente et peut résulter de différents facteurs, de l’âge à des pathologies oculaires. Si cette gêne devient régulière ou s’accompagne d’autres symptômes, il est important de consulter un professionnel de santé visuelle. Avec des habitudes adaptées et une correction optique si nécessaire, il est possible de préserver et optimiser sa vision nocturne, améliorant ainsi confort et sécurité au quotidien.